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L'impact socio-économique du covid-19

Les économistes de BPCE proposent des analyses hebdomadaires sur la crise et ses impacts socio-économiques en France et dans le monde.

COVID-19

Faits marquants, points d’alerte, contexte sociétal de la semaine… : nos économistes synthétisent et analysent les données disponibles pour présenter un suivi sociologique et économique original de cette crise sanitaire du Coronavirus. Ils complètent ce suivi par des focus thématiques différents chaque semaine.

Suivi socio-économique du 22 au 29 mai - Focus sur les TPE-PME

Poursuite de la dégradation de l'activité ou rebond l'économie ? L'une et l'autre... ce qui est en soi un signe d'amélioration, tout comme l'accord franco-allemand qui réduit la pression sur les taux italiens mais l'accentuation des tensions sino-américaines et la résistance de l'Europe du Nord à l'accord franco-allemand nous décrivent pour l'instant un "monde d'après" de confrontation plus que de coopération. Les Français quant à eux semblent face à un nouveau dilemme : qualité de vie versus impératifs sanitaires, certains arbitrages sont consensuels, d'autre pas... 

Du côté des PME et des TPE, les Prêts Garantis par l’Etat (PGE), le chômage partiel et les reports de charges ont manifestement limité la pression sur les trésoreries même si 7 % des PME se perçoivent d'ores et déjà en grande difficulté. Mais le futur proche est préoccupant. D'une part, le retour à l'activité ex ante est plutôt espéré pour la fin 2020. D'autre part, la dégradation de la trésorerie est surtout anticipée d'ici à 3 mois environ avec une remontée des besoins en fonds de roulement, un repli des aides mais un chiffre d'affaires toujours insuffisant. Gardons néanmoins en mémoire que les PME sont structurellement moins vulnérables qu'en 2009, elles pourraient négocier ce virage, et celui de la transformation numérique, s'il n'est pas sous-estimé, plus positivement qu'on ne le craint.

Mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine à retrouver ici. Suivi socio-économique du 22 au 29 mai - Focus sur les TPE-PME

Suivi socio-économique du 15 au 22 mai - Focus sur l’économie du sport

Alors que l'ampleur des conséquences économiques de la crise est mieux visible, se dessine également le contexte économique post-confinement avec, notamment, des arbitrages entre chômage réel et chômage partiel, la fragilité durable des acteurs privés, l’explosion de la dette publique…

Dans ce cadre, l'économie du sport a été frappée de plein fouet par les mesures d'endiguement liées à la pandémie du Covid-19. Si 64 % des Français sont en manque de sports de plein air, 40 % ont pratiqué une activité sportive pendant le confinement. Les associations sportives se révèlent potentiellement plus exposées que la moyenne des associations, leurs ressources étant moins liées aux subventions qu'aux cotisations de leurs adhérents, menacées par l'arrêt des activités. L'impact risque d'être encore plus sensible sur les entreprises de la filière sportive dont la perte de chiffre d'affaires pourrait atteindre 30 % alors qu’une croissance de 4 % à 5% était attendue en 2020... En revanche, les plateformes numériques sportives et le e-sport ont été largement plébiscités pendant le confinement et pourraient s’imposer dans le quotidien des Français. A moyen-long terme, l’économie du sport devrait bénéficier de la prévalence des enjeux de santé publique et de la montée des préoccupations individuelles pour la préservation du capital santé.

Retrouvez le détail de ces analyses mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine ici  Suivi socio-économique de la période du 15 au 22 mai

A découvrir ou redécouvrir aussi l’étude complète sur l’économie du sport du Groupe BPCE présentée fin février et qui fait déjà référence, en cliquant ici 

Suivi socio-économique du 8 au 15 mai - Focus territorial

Une semaine courte mais à nouveau riche en indicateurs économiques et données d'enquêtes sur l'état d'esprit des Français.  Au niveau des territoires, il faut noter que l’impact sanitaire et celui des pertes d'activité économique ne se superposent pas sur la carte. En effet, l’épidémie est aujourd’hui concentrée dans le Nord-Est et l’Ile-de-France, et cela du fait de facteurs sociaux (densité de la population, inégalités économiques à travers notamment un moindre recours au télétravail) et de la proximité géographique avec les premiers clusters. L’impact économique ainsi que le recours aux Prêts Garantis par l’Etat (et à la médiation du crédit) sont quant à eux fortement hétérogènes dans toute la France, notamment du fait des spécificités sectorielles des activités. 
Les mesures d’endiguement bouleversent également le rapport des Français à leur environnement : est-ce l'explication du nouveau (et durable ?) tropisme immobilier des ménages vers le marché jusque-là délaissé des maisons à l'écart des grandes métropoles ? 

Mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine à retrouver ici.  Suivi socio-économique du 8 au 15 mai - Focus territorial

Suivi socio-économique du 1er au 8 mai - Focus épargne et consommation

La chute brutale de la consommation liée au confinement est estimée à -33 % par l’Insee. Cette chute s’explique par plusieurs facteurs dont la combinaison déterminera les conditions de la reprise : difficultés d’accès à l’offre (fermeture de la plupart des commerces en confinement) ; difficultés économiques (baisse de revenu liée au chômage, arrêt d’activité des indépendants…) et diminution de « l’envie » de consommer.
En parallèle, l’épargne des ménages augmente fortement.  Il s’agit pour l’essentiel d’une épargne « forcée » liée à une consommation « empêchée » mais qui répond également à la montée des incertitudes. En 2020, le taux d’épargne des Français pourrait s’établir entre 17 et 20 %, bien au-delà de la moyenne de long terme. Cette épargne supplémentaire bénéficie surtout aux comptes courant et secondairement aux livrets, mais aussi aux actions. Selon l’AMF, en 5 semaines, 580 000 dont 150 000 néo-investisseurs ont voulu tirer parti de la baisse des cours en souscrivant des actions du SBF 120.

Mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine à retrouver ici.  Suivi socio-économique de la période du 1er au 8 mai + focus épargne et consommation

Suivi socio-économique du 24 avril au 1er mai - Focus entreprises

Le confinement ampute près de la moitié (49 %) de l’activité marchande par rapport « à la normale » (Insee, 23 avril). Tous les secteurs subissent une baisse de leur activité, mais son ampleur varie fortement :
- secteurs quasi à l’arrêt : automobile, métallurgie, fabrication de machines et équipements, transport de passagers, l’hébergement/restauration, le travail temporaire et la construction.
- secteurs très affectés : textile, transport de marchandises, information et communication, commerce
- Relativement moins impactés : pharmacie, chimie, agriculture, agroalimentaire
Pour les PME/TPE, selon l’enquête CPME réalisée du 2 au 12 avril, 60 % des TPE-PME constatent une baisse de leur activité supérieure à 50 % en mars et plus de la moitié des dirigeants craignent la faillite de leur entreprise. 
80 % des dirigeants s’estiment bien informés sur le plan d’urgence et bien soutenus par leur banque et 83 % des TPE-PME ont fait une demande de chômage partiel et 2 8 % ont eu recours au PGE (21%p révoient de le faire prochainement).

Pour les ETI, selon l’enquête du Mouvement des Entreprises de Taille Intermédiaire réalisée les 17 et 18 avril), la baisse de leur activité en avril est estimée à -53 %. 64 % des ETI interrogées ont recours au PGE. 87 % ont recours au chômage partiel et 74 % des ETI anticipent des difficultés après le 11 mai (surtout liées aux exigences sanitaires).

Mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine à retrouver ici. Suivi socio-économique de la période du 24 avril au 1er mai + focus entreprises

Suivi socio-économique du 17 au 24 avril - Focus agriculture/alimentation

Le confinement a entraîné une rupture dans les pratiques de consommation alimentaire, une « quasi économie de guerre » : forte augmentation de la consommation alimentaire des ménages, recentrage sur les produits de base et/ou de longue conservation ; à l’inverse, une consommation festive ou « plaisir » en berne.
L’agriculture est un des rares secteurs qui continue à produire avec une perte d’activité estimée à « seulement » -10 % par l’Insee : peu de chômage partiel mais des besoins de main d’œuvre non satisfaits et des appels publics à volontaires. Cependant, la perturbation des chaînes d’approvisionnement et de distribution fragilise l’équilibre de la filière.
Certains acteurs sortiront renforcés : plateformes de mise en relation, magasins de producteurs, grande distribution, coopératives. La crise conforte le modèle du circuit court, voire la transformation à la ferme et une consommation plus durable et locale. Enfin, la volonté du Chef de l'Etat de « rebâtir une indépendance agricole française » est en phase avec 93 % des Français (Odoxa-Comfluence / Les Echos).

Mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine à retrouver ici. Suivi socio-économique de la période du 17 au 24 avril + focus agriculture

Suivi socio-économique du 10 au 17 avril - Focus immobilier résidentiel

Avec une mise à l’arrêt désordonnée de la plupart des chantiers depuis l’annonce du confinement, l’Insee estime à 88 % la perte d’activité dans la construction. Le redémarrage très progressif va peser sur l’activité de production en 2020. Toutes les catégories de professionnels de l’immobilier et du bâtiment sont touchées dont beaucoup d’indépendants. 
Selon BVA pour Drimki, à fin mars, 15 % des sondés ont répondu avoir un projet pour les douze prochains mois, soit  2% de moins qu’en février : une baisse sensible mais pas une rupture majeure.
Si l’impact estimé de la crise est immédiat et massif sur les volumes (transactions et construction), les prix s’ajusteraient de manière décalée et plus faiblement : dans l’ancien, un recul des transactions en 2020 entre 25 et 35 % avec des prix en recul limité à court terme (environ -2 %) puis de façon plus marquée en 2021 (-4 à -7 %) ; dans le neuf, les ventes baisseraient de 40 % avec un rebond limité en 2021 avec une résilience des prix sauf si les promoteurs sont contraints d’écouler précipitamment leur stock.

Mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine à retrouver ici. Suivi socio-économique de la période du 10 au 17 avril

Suivi socio-économique du 28 mars au 3 avril - Focus entreprises

Les défaillances d’entreprises devraient augmenter en 2020 (+8 % selon Euler Hermès), alors que c’était déjà une source de préoccupation pour les PME de plus de 50 salariés avant l’apparition du covid. Les conséquences du Coronavirus vont plus sévèrement affecter certains secteurs selon l’Insee : les services marchands (commerces non alimentaires, restaurants, transports, …), l’industrie non agroalimentaire (surtout automobile, aéronautique, biens d’équipement, …) et la construction.
La capacité de résilience de la plupart de ces secteurs s’est érodée depuis 2 ans : ralentissement économique en France et évènements ponctuels (crise des Gilets Jaunes et grèves).
Pour satisfaire leur besoin de financement, les entreprises pourraient retirer les dépôts accumulés sous forme de cash depuis plusieurs années (environ 450 Md€ en DAV fin 2019), au-delà des lignes de trésorerie déjà négociées, qui devraient être tirées à leur maximum, et des prêts garantis par l’Etat.

Mais aussi les faits marquants, les points d’alerte et le contexte sociétal de la semaine à retrouver ici. Suivi socio-économique de la période du 28 mars au 3 avril

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