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L’économie du sport face à la crise sanitaire

Juin 2020 - Dans la continuité de BPCE L’Observatoire sur l’économie du sport, nos experts ont analysé la situation post-confinement de la filière, qui a été frappée de plein fouet par les mesures d'endiguement liées à la pandémie du Covid-19.

BPCE L'Observatoire/Economie du sport
Economie du sport face à la crise sanitaire

La pratique du sport, un élément essentiel de la vie des Français
Si 64 % des Français ont été en manque de sports de plein air, 40 % d’entre eux ont pratiqué une activité sportive pendant le confinement (d’ailleurs, surtout des pratiques d’intérieur). Les restrictions post-confinement ont par ailleurs été jugées comme bien équilibrées pour 59 % des sondés, et plus d’un tiers d’entre eux ferait davantage de sport après le 11 mai, date du déconfinement. Les sports individuels en plein air (marche, vélo, course à pied) et en intérieur (musculation, yoga) sont privilégiés. (Baromètre Sport-Odoxa)

Les associations sportives plus exposées à la crise que leurs consœurs
Avec seulement 22 % de ressources sous forme de subventions publiques (vs 45 % pour la moyenne des associations), les associations sportives sont davantage sensibles aux aléas de l'environnement. En particulier, 35 % de leurs recettes d’activités sont liées à la tenue d’événements qui ont été souvent annulés. Les demandes de remboursement de cotisations constituent également un risque. 
Si seulement 8 % des recettes des associations proviennent du sponsoring, cela représente 20 % pour les entités employeuses dans un contexte où beaucoup d’entreprises ne peuvent garantir de poursuivre leur soutien.

Une forte exposition de la filière sportive marchande, mais avec des impacts différenciés
L'impact risque d'être encore plus sensible sur les entreprises de la filière sportive dont la perte de chiffre d'affaires pourrait atteindre 30 % alors qu’une croissance de 4 % à 5 % était attendue en 2020... 
Les 85 000 structures sans salarié devraient subir une perte d'activité de l'ordre de 25 % à 40 %, surtout dans l'enseignement et le coaching. Elles devraient bénéficier du fonds de solidarité et des mesures de soutien mais les entités les plus exposées sont celles ayant investi.
Pour les 27 000 entreprises avec salariés, la situation est inégale : si un tiers d’entre elles sont solides et ont des marges de manœuvre financières, les autres risquent d’être confrontées (ou le sont déjà) à des difficultés. 

77 % des entités s'estiment fortement impactées par la crise sanitaire
CoSMoS/SportCarrière

Quel impact sur l’activité de la filière en 2020 et quels changements pour le sport de l’après-crise ?
La baisse d’activité de la filière sport en 2020 est estimée par les économistes de BPCE à 30 %, et son chiffre d’affaires pourrait chuter à 54 Md€ (contre 78 Md€ en 2019). Un fort rebond est toutefois attendu l’année prochaine. 
En revanche, les plateformes numériques sportives et le e-sport ont été largement plébiscités pendant le confinement et pourraient s’imposer dans le quotidien des Français. L’évolution de ces pratiques pourrait d’ailleurs s’accélérer et stimuler le développement des SporTech. 
A moyen-long terme, l’économie du sport devrait bénéficier de la prévalence des enjeux de santé publique et de la montée des préoccupations individuelles pour la préservation du capital santé.

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